Choux Chinois
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Tunxi

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Montagnes Jaunes, campagne, colza et savoir-faire.

Bientôt des mois que je n’ai rien écrit sur ce blog. Ce n’est pas faute d’avoir des choses à montrer mais plus par peur de laisser déteindre la déception de l’année sur tout le reste. Enfin une semaine de vacances, vite vite vite, il est temps de partir de Shanghai pour prendre l’air (il ne s’agit qu’ici d’une expression, la qualité de l’air même au sommet des montagne est relative !). Alors en quelques heures le programme est monté : direction HuangShan, les Montagnes Jaunes situées au sud de Shanghai.

Le lieu à l’air magnifique, mais le guide du Routard ne doit pas en penser autant, n’ayant consacré qu’un demi paragraphe de blabla à son propos ! Après quelques visites de blogs,  sites internet, exploration profonde du Lonely Planet, me voilà partie à la Gare de Bus de Shanghai prête à affronter un nouvel échange d’incompréhension avec les guichetiers pour obtenir mes billets. Finalement, il faut croire que les 3 mots de chinois que je connais sont assez efficace,  en 5 minutes me voilà en possessions de nos billets pour Tunxi, au Sud de la province du Anhui. Combien d’heures de bus ? SURPRISE ! Nous envisageons donc une fourchette située entre 5 et 9h d’après les différents guides, datant de plusieurs années !

Dernier préparatif avant le départ : regarder la météo locale. Prévisions annoncées : pluie, vent, orage et froid glacial : SUPER LES VACANCES DE PACQUES !

Je ressors les vêtements d’hiver remisés au placard depuis des semaines, je remplis l’unique sac à dos et nous voilà partis vers le terminus de bus.

Le voyage s’avère être extraordinairement court : juste 5h ! Enfin, la descente est un peu plus chaotique ! Quand le chauffeur de bus ne parle pas un mot d’anglais et que nous ne parlons pas un mot de chinois, le seul moyen est de répéter en moyenne 20 fois le nom de la ville où nous allons au chauffeur pour savoir où descendre. Il est bon de préciser que la notion d’arrêt de bus n’est pas la même dans les esprits chinois: descendre à la station de péage entre un autre bus et un mur n’a rien d’exceptionnel !

Une fois à peu près sûrs d’être arrivés à bonne destination nous voilà partis pour prendre un second bus public à destination du centre ville : encore une belle partie de mimes et de jeux de diction (étant déjà très nulle avec le vocabulaire chinois, je n’ai pas encore complètement compris la différence des tons et je ne pense jamais saisir leurs subtilités !)

Finalement, l’arrivée en centre ville se fait de manière très simple. Le voyage ne s’est que trop bien passé pour le moment, il faut qu’il arrive quelque chose d’anormale ! On ne peut pas avoir autant de chance en Chine, c’est statistiquement impossible !

Il suffit de le dire pour que ça arrive : arrivé à l’hôtel, pas de réservation ! CHOUETTE ! Heureusement qu’on n’est pas en pleine saison de vacances chinoise et que par conséquent l’hôtel est vide.

Les choses réglées, nous voilà prêts à affronter la ville, à la recherche de nouveaux savoir-faire, nouvelles spécialités culinaires, nouvelles surprises. Mais il est  bien triste de constater qu’en dehors de la vieille rue de l’hôtel, le reste est bel et bien LAID ! Tunxi ressemble à une ville sans âme, grise et sans caractère. Nous nous sommes donc contentés d’explorer de fond en comble les différents recoins de la vielle ville, constitué d’échappes de bois et de pierres, dans lesquelles se sont installés des commerçant. Se mêlent ainsi des artisans créant leur marchandise à même le porche (les voilà ENFIN les savoir faire chinois que nous recherchons depuis des mois), ainsi que des vendeurs de souvenirs-touristes-industriello-laids sans aucun intérêt. L’unique activité de la ville se concentrant dans cette vieille rue, elle attire des cars entiers de touristes chinois en excursion jusque tard le soir, ce qui en conséquence crée un brouhaha jusque tard dans la nuit résonnant aux fenêtre de l’hôtel. Ce qui aurait pu être sympa, sauf quand on se lève à 5h du matin pour aller marcher dans les montagnes jaunes, but de notre voyage.

Après une visite éclaire du tour de la ville, nous sommes bien obligé de constater que nous n’avons le choix qu’entre le boui-boui sale et le KFC chinois pour le repas du soir. Ne souhaitant pas gâcher les vacances avec une indigestion certaine du boui-boui, nous choisissons à défaut le KFC. N’aimant déjà pas trop ça en France, le résultat est à peu de chose près le même en Chine : du poulet panné sous toutes ses formes, mais avec de l’huile à volonté ! En fait, il faut croire que KFC à été inventé pour les chinois : poulet + huile = bonheur !

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Hongcun & Xidi

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Deuxième jour : Hongcun & Xidi

 

D’après les conseils de la réceptionniste de l’auberge, il est préférable de visiter les montagnes à la fin du voyage (trop de fatigue, de courbature et des marches pleins des mollets).  Du coup, pour notre deuxième jour, nous prenons l’option proposée par l’auberge pour aller visiter Hongcun et Tunxi, deux villages classés au patrimoine de l’UNESCO. Ce qu’on apprend ensuite, c’est que la guide ne parle pas un mot d’anglais, nous devrons donc imaginer par nous même l’histoire de ces villages avant d’aller sur internet au retour pour avoir un peu d’information sur ce que nous avons visité. Finalement, on devient un peu comme ces chinois qui prennent la tour Eiffel sous toutes les coutures avant de rentrer en Chine pour regarder leur photo et vivre leur voyage à travers l’écran ! Petite précision de la réceptionniste : « à la fin du voyage vous aurez une heure de shopping, mais vous pourrez rester dans le car si vous voulez », on était un peu loin de la vérité…

Finalement, nous voilà parti à la découverte de ces villages. A nouveau dans un bus pour plus d’une heure, nous passons au milieu de vallées de colza et de plantations de thé à fleur de montagne. L’ensemble est verdoyant avec des étendues jaunes éclatantes, bien dommage que la pluie nous accompagne. Arrivés à Hongcun, nous découvrons enfin un village qui ressemble à l’idée que nous nous faisons d’un village : c’est à dire qu’il n’y a pas de building hideux pour gâcher le paysage. Juste des petites maisons blanches en pierres, aux toits de tuiles noires, représentant le cliché parfait que l’on peut avoir de l’architecture chinoise. Le village est accessible via un petit pont de pierre traversant un lac calme sans rides, reflétant le village comme une image parfaite.

Le lieu s’avère être un point d’étude des étudiants en peinture de la région, c’est pour quoi une poignée d’élèves se retrouvé disséminés dans les ruelles de la ville, accroupis sur de minuscules tabouret, le carnet de croquis sur les genoux, un crayon dans une main et le parapluie dans l’autre, imperturbables malgré la pluie qui ne cesse de tomber.

Finalement, la pluie cesse pour le reste de la journée, et nous voilà partis à la découverte du village, loin des sentiers empruntés par les cars de touristes chinois tous affublés de la même casquette, suivant scrupuleusement leur guide agitant un drapeau de la couleur de la casquette (oui, le cliché du groupe de chinois devant la tour Eiffel est aussi valable ici !).

Le lieu est magnifique, les maisons de pierre sont cloisonnées à l’intérieur par des box en bois brute, et la végétation prolifère au cœur de jardins et potagers à chaque coin de chemin. Au détour d’une ruelle nous entrons dans une maisons accueillant un peintre professionnel qui nous propose d’entrer cher lui et d’essayer de peindre sur sa toile…pourquoi pas un début de carrière artistique pour Thomas !

Enfin, il est temps de retrouver notre charmant groupe de touriste pour 3minutes de car pour aller au restaurant d’à coté…Le repas est à peine servi que nos collègues ont presque déjà fini. Visiblement le plaisir de la dégustation n’est pas au rendez vous alors prenons  exemple sur eux et jetons nous sur les plats.

Direction le deuxième village, toujours aussi beau et dans le même style mais cette fois ci avec un peu de soleil. C’est tout de même plus agréable. C’est très calme mais toujours autant peuplé de peintre en herbe cherchant à capturer un petit bout de ce village sur leurs carnets de croquis humides. Les photographes amateurs sont aussi au rendez vous. Mais nous n’avons pas la même notion de l’amateurisme. Le chinois amateur possède un appareil photo de professionnel voire même deux, au moins une ou deux pochettes de bidules et d’accessoires, et détails suprême soit une casquette Nikon soit un gilet multi poche Canon. Avec tout ça, même si on ne sait pas faire de photo, on a moins peur de paraître ridicule.

 Enfin, dix minutes avant de devoir rejoindre notre groupe au bus, nous nous rendons compte qu’il existe un espace aménagé dans la montagne permettant d’avoir un point de vue sur le village, nécessitant de traverser tout un champ de colza, de fleurs et de peintres.

Nous voilà donc partis en sprint, direction la montagne pour l’ultime photo de la journée. Nous slalomons entre les passants, nous arrêtons pour être pris en photos par deux chinoises, reprenons notre course vers la montagne, prenons 3 photos et repartons aussi vite vers le car : ça valait le coup !

Après ce sprint de la mort, nous arrivons au car, où personne n’est finalement arrivé ! Enfin, nous entamons le retour vers Tunxi, mais n’oublions pas la pause shopping. Finalement, le bus s’arrête devant un building seul au milieu de nul part. Le groupe entier se dirige vers une petite salle au milieu d’un couloir jonché de portes identiques. Et c’est parti pour 30 minutes de téléshopping-foire-internationale-du-produit-miracle. Plutôt drôle de voir une démonstratrice s’époumoner dans son micro à une vitesse impressionnante pour vendre en même temps un chiffon insalissable et un oreiller en fibre de bambou bon pour la santé. Suite à cette séance de shopping improbable au milieu de nulle part, passage obligatoire dans le magasin labyrinthe vendant tous les produits de la démonstration exceptionnellement tous en promotion pour l’occasion. Enfin, nous retournons dans le bus pour 5 nouvelles minutes de trajet avant de s’arrêter à nouveau devant un supermarché proposant des spécialités locales sous forme industrielle.

Le retour fût long et riche en surprise : si toutefois le gâteau au kiwi vous tente un jour, ne croyez pas la photo sur l’emballage ! Ça ne ressemble pas du tout, c’est 10 fois plus petit que la photo et surtout 1000 fois moins bon que ça en à l’air !

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Huangshan

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Troisième jour : Huangshan.

Nous voilà enfin prêts pour partir vers les montagnes Jaunes, but principal de notre voyage.

L’organisation semble complexe. L’auberge propose un bus qui nous emmène  à Tangkou, de là il faut prendre une navette vers les montagnes, seule une compagnie est autorisée à accéder au site (vive la concurrence des prix !). Le départ est fixé à 6h30, c’est donc encore endormi que nous avalons un bol de pâtes et un œuf sur le plat vendu comme étant le « petit déjeuner chinois » !

Malgré l’heure matinale de départ, nous n’arrivons qu’à 8h à Tangkou. Trouver la bonne navette pour la bonne destination n’est pas chose simple. Enfin, une fois arrivé au pied des montagnes, il est déjà 9h passées. Nous décidons donc de monter en téléphériques afin de profiter de la descente durant déjà plusieurs heures. Grâce à nos cartes d’étudiants périmées nous réussissons tout de même à avoir les tarifs étudiants : 50% de réduction, ça a du bon d’être étudiants en chine. Ce n’est que vers 10h que nous arrivons enfin au sommet des montagnes, où des groupes de touristes se pressent de se prendre en photo dès la sortie du téléphérique. Comme chaque site touristique en Chine, c’est bondé, et bruyant. Nous décidons donc d’avancer vite afin de les doubler et de partir au calme pour commencer notre randonnée.

Inutile de préciser que nous avions prévu plusieurs pulls, des vêtements chauds, des capes de pluies et un parapluie et qu’il a fait outrageusement bon et pas une goutte n’est tombée du ciel ! Enfin, mieux vaut ça que l’inverse.

Enfin, nous voilà au cœur des montagnes Jaunes, qui portent assez mal leur nom finalement : le jaune est plutôt rose à travers mes yeux ! Mais le site est magnifique et incroyablement vaste. Plusieurs pics abrupts émergent de la vallée à plus de 1800m d’altitude. Les nuages vaporeux viennent s’accrocher, et dissimuler ces pics au fur et à mesure des heures révélant à chaque point de vue un paysage différent.

Nous avions pour objectif de monter les montagnes par l’Est en téléphérique afin de travers la chaine pour emprunter les marches de l’Ouest pour la descente. La traversée au sommet s’est avérée longue et riches en marches. Mais la traversée de forêts de pins, le calme et la verdure ambiante dépaysent totalement. L’exercice est plutôt difficile, il demande toutefois d’être en forme, ce qui n’empêche pas certaines chinoises d’être fidèles à elles même en portant des chaussures à talons et des sacs à bout de bras : la fashion attitude est valable en tout lieux, même à une telle altitude !

Les chinois sont assez respectueux du paysage, contrairement à Shanghai, on ne trouve pas de déchets jetés à tout va. Des poubelles sont régulièrement taillées dans la roche permettant ainsi une bonne gestion des déchets. Mais plus étonnant encore, il existe des zones fumeurs aménagées de manière régulière sur les sentiers. En dehors de ces zones il est interdit de fumer (en même temps fumer au milieu d’un tel exercice n’est pas forcément la meilleure des idées…mais au moins ils respectent scrupuleusement cette règle).

Des hôtels et échoppes sont présents au sommet de la montagne, proposant des bouteilles d’eau et de la nourriture à des prix exorbitants. On comprend vite pourquoi en voyant les litres d’eau montés à dos de porteur durant des kilomètres de montée de marches. Le vice de la torture va même plus loin avec le service des chaise à porteur, vous proposant de monter les marches  tout en étant assis sur une chaise de bambou. On n’est pas loin de l’esclavage quand on voit la simple difficulté engendrée pour mouvoir son propre corps !

 

Les sentiers sont tous aménagés avec des marches de bétons, ou taillées dans la pierre, descendant parfois de manière abrupte. Au total, le nombre de marches montées et descendues durant les 5 heures de randonnées s’élève à plusieurs milliers. Les marches à flanc de falaise permettent d’avoir de beaux points de vue sur l’ensemble des montagnes, dommage que les nuages bouchent un peu trop la vue. Par temps dégagé, les paysages doivent être magnifiques. La foule de touristes, les marches de bétons et les commerces installés le long du chemin font perdre un peu de son authenticité au site, mais l’essentiel est encore là : le paysage est grandiose, l’exercice sportif est de taille et le coca au sommet des montagnes est plus qu’apprécié.

« Le coca dans une main

L’ipad 1 pour faire bien

Le sourire commercial le plus moche

C’est gravé dans la roche ! »

La descente nous prendra 2 heures, contrairement aux 3 indiquées. Peut être est-ce dû à nos jambes tremblantes incapables de s’arrêter sans vaciller. L’arrivée se fait au niveau d’un temple au milieu d’une forêt de bambou. Le temps de prendre une photo un peu clichée du temple et nous voilà de retour à la station de bus. Nous attendrons près de deux heures le bus supposé nous ramener à l’hôtel. Il semblerait qu’un des passagers était parti faire du shopping et que nous l’attendions…mais bien sûr ! Enfin, ce fût l’occasion de redécouvrir le Mille Borne, jeu de circonstance après les kilomètres parcourus dans la journée.

 

Les Montagnes Jaunes valent le coup d’être vu, il est toutefois bien dommage que le lieu soit si bondé de touristes bruyants rompant avec l’image désirée des vacances paisibles à la montagne

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Chien // Chine

Deux lettres inversées et c’est toute une passion qui s’éveille.

Habillés, colorés, coiffés, brushingués, chaussés, ils me fascinent et méritentt bien un album à eux seuls! 

Enjoy the chinese dog fashion collection.

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Vide ordures & poulet roti

Déjà six mois que nous sommes installés dans un complexe résidentiel des plus neufs de Shanghai: parc, machines de torture sport pour personnes âgées, salle de sport, pressing, commerces…mais nous habitons également dans la même rue qu’un énorme bidonville encore insoupçonné, car encerclé de haut mur pour détourner les regards.

En recherche de nouvelles sensations, nous voila partis à la découvertes de nos voisins les plus proches. Drôle d’ambiance au rendez-vous.

D’un premier abord on pourrait croire qu’une attaque ciblée de grenades et dynamite a touché ce quartier de Shanghai. Les maisons, qui devaient autrefois être tout à fait habitables ont toutes étés éventrée, grossièrement et volontairement  démolies pour, semble-t-il, inciter les habitants du quartier à partir. Le quartier sent à plein nez l’opération immobilière future repoussant les plus pauvres encore un peu plus à la périphérie de la ville. Les articles et les livres en parlent, les chinois se plaignent du traitement qui leur est réservé par ces opérations plus ou moins magouilleuses entre le gouvernement, les promoteurs immobiliers et d’autres organisations plus ou moins officielles. Mais ici pas de protestation visible. Des mois (peut être plus) que c’est comme ça, et les chinois font avec. ‘C’est comme ça la Chine.’

Alors que le champs de ruine semble désert, les gens commencent à sortir de chez eux, on nous observe à travers les fenêtres réparées au gros scotch. Les occidentaux ne sont déjà pas fréquents dans le quartier nord où nous habitons, alors imaginez le pourcentage qui vient se balader dans ce type de “résidences”. Après le passage de l’apocalypse les gens ne sont pas tous partis, ou peut être est-ce des squatters. Ce qui est sûr c’est qu’une partie de la population vit dans la misère et les ordures accumulées et non collectées dans ce no man’s land de Shanghai.

On nous regarde, comme d’habitude, mais cette fois-ci avec plus d’insistance. Personne ne nous parle, pas de réponse à nos bonjours, excepté cette vieille dame qui par son flot murmuré et grave ne semblent pas nous souhaiter la bienvenue chez elle. Première fois que je ressens une trace de négativité dans le regard que les gens nous portent.

Et c’est au milieu d’un accumulation de déchets que des ‘maisons’ de bric et de broc émergents. Nous ne savons pas si toutes sont encore occupées. Certaines semblent habitables, d’autres semblent à deux doigts de voir le second étage écraser le premier. Une ‘douche’ placée sous un escalier éventré et remplie de déchets nous laisse croire qu’elle pourrait toujours êtres utilisée malgré l’insalubrité.

Le bidonville à priori limité à notre rue s’étend en profondeur, révélant tout un quartier figé dans une époque. Au fur et à mesure de notre parcours les gens sortent pour nous regarder, comme si notre présence avait déjà été répandue dans toute la communauté.

Les gens sont restés dans leurs anciennes maison, les commerces continuent de fonctionner, même au milieu des ordures. On peut même acheter un semblant de poulet roti : un poulet plumé sans tête plongé dans des bidons d’huile bouillante, épaisse et saturée, probablement rachetée aux restaurant de quartiers, eux même l’ayant rachetée aux fast food.

L’odeur est proche du poulet du dimanche de Maman, reste à tester le goût, mais cette fois-ci je passe mon tour!

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Fin d’après midi à Suzhou

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Vieille ville de Suzhou.

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